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La psychanalyse permet de mieux être soi même

La psychanalyse est une aventure à la découverte de soi

L'analyse est un processus évolutif en accéléré

Bienveillance - Écoute - Neutralité - Empathie

L'Analyse et l’Interprétation des Rêves

 

 

 
 
 

Comment se décompose le sommeil et à quels moments nous rêvons (cycles, SLP, SP, …)

L’histoire du rêve et ses diverses interprétations de l’antiquité à nos jours

Les dernières découvertes scientifiques sur le rêve, notamment en ce qui concerne son utilité (pourquoi rêve-t-on ?)

Le mécanisme du rêve, comment il survient et qu’est ce qu’il s’y joue d’un point de vue psychanalytique

Les différentes symboliques dans les rêves et la difficulté d’analyser un rêve sans le rêveur

 

Je suis psychanalyste, j’utilise donc beaucoup le sens des mots pour comprendre les maux et je m’intéresse notamment à l’étymologie des mots

Rêve est issu du vieux français « resver » qui pouvait signifier courir çà et là, divaguer. Ou encore un resveur de nuit signifiait un maraudeur nocturne

Songe provient du latin somnium qui est apparenté à somnus (sommeil)

Les langues germaniques ont traum (dream en anglais) qui vient d'une racine indo-germanique qui signifie "fantasme, illusion, tromperie, fantôme ..."

 

 

LES DIFFERENTS CYCLES DE SOMMEIL

 

Lors d’une nuit de sommeil nous effectuons environ de 4 à 6 cycles.

Chaque cycle dure environ 90mn et il se compose de sommeil lent léger, sommeil lent profond et enfin celui qui va le plus nous intéresser ce soir, le sommeil paradoxal.

 

Le sommeil lent léger correspond à la 1ère phase de l’endormissement, comme son nom l’indique, c’est un sommeil léger qui marque l’entrée du corps dans le sommeil. A ce stade le tonus musculaire n’est pas encore inhibé et la machine à pensée continue à fonctionner mais au ralenti. Idéalement c’est aussi ce stade qui précède le réveil, il dure un peu moins de 1/3 du cycle

 

Le sommeil lent profond (SLP) lui succède, c’est la partie du sommeil où nous allons récupérer physiquement et récupérer de l’énergie. C’est aussi cette partie du cycle qui va œuvrer aux processus de mémorisation à long terme. L’hippocampe renvoie les informations vers le néocortex. Le cerveau fait le plein d’énergie et se régénère, des études récentes ont montré que l’organisme procédait à un véritable nettoyage du cerveau, tous les déchets accumulés dans la journée sont évacués vers les reins via la circulation sanguine. Il a également un rôle sur le système immunitaire, il permet de le renforcer. En effet, nous avons tous constaté que lorsque nous sommes fatigués, en manque de sommeil, nous tombons plus facilement malade. Le SLP dure un peu plus d’un tiers du cycle

 

Le sommeil paradoxal qui est aussi appelé REM (Rapid Eyes Movement), le rythme cardiaque s’accélère, la tension peut varier brusquement, ainsi que la respiration, le cerveau s’agite dans un emballement de l’ECG proche d’un état de réveil. L’activité du système autonome (respiration, tension, rythme cardiaque) peut s’emballer et atteindre des niveaux équivalent au stress les plus élevés de la période d’éveil. La consommation de glucose (carburant du cerveau) s’emballe, c’est un véritable feu d’artifice qui s’accompagne chez l’homme d’une érection. Un phénomène similaire existe chez la femme pendant le sommeil paradoxal : tumescence des lèvres et du clitoris. Le tonus musculaire est inhibé mais les yeux, le visage ainsi que les mains et les pieds peuvent bouger, voire nous pourrons même parler dans le sommeil. Fort heureusement (ou malheureusement) c’est souvent incompréhensible.

C’est lors de cette phase de sommeil que nous allons faire les rêves les plus élaborés et qui auront la plus haute charge émotionnelle. En effet, nous rêvons aussi en dehors du sommeil paradoxal mais ce sont des rêves qui s’apparentent plus à de la pensée. En sommeil paradoxal les rêves ont un contenu beaucoup plus riche et même hallucinatoire (rêve de vol, incohérence, …)

Cette phase de sommeil aurait aussi son importance notamment dans le domaine de la créativité.Certaines études indiquent que le sommeil paradoxal aurait un rôle dans la réduction de la charge émotionnelle. Chez les psychanalystes nous parlerons de décharge des tensions.

Une étude a démontré que lorsqu’on privait quelqu’un de sommeil paradoxal, il devenait irritable, nerveux. Chez certains, ils pouvaient même traverser des phases hallucinatoires éveillés, comme si le rêve prenait alors le dessus même en phase éveillé.

Les psychotiques, qui en quelque sorte vivent dans l’hallucination en permanence, ou une grande partie du temps, ne rêvent pas.

De plus, lorsqu’on le laissait à nouveau dormir en sommeil paradoxal, il avait tendance à prendre le dessus sur les autres phases de sommeil (phénomène de rebond)

Je le répète, cela a son importance, le rêve au cours du sommeil paradoxal est caractérisé par sa capacité hallucinatoire. Freud parlait de régression au premier stade de la vie (stade archaïque) où le nouveau né hallucine également son environnement.

En début de nuit, c’est plutôt le sommeil lent qui domine par rapport au sommeil paradoxal et en fin de nuit le rapport s’inverse. Ce qui veut dire que nous rêvons plus en fin de nuit, les adeptes de la grasse matinée auront donc un contenu onirique plus riche.

Les enfants ont une durée de sommeil paradoxal plus élevée que les adultes. Cela veut dire qu’ils rêvent plus. Le nouveau-né passe plus de la moitié de ses 20 heures de sommeil en sommeil paradoxal. A contrario, plus nous avançons en âge et moins nous rêvons. Chez l’adulte au milieu de notre vie, nous passons environ 25% du temps de sommeil en sommeil paradoxal. Les personnes âgées, qui se réveillent souvent très tôt le matin, n’ont-elles que très peu de sommeil paradoxal.

 

La plupart des drogues, ainsi que l’alcool et aussi les somnifères influent également sur la qualité de sommeil, en diminuant la quantité de sommeil paradoxal.

 

Il est important de préciser ici, que quelqu’un qui serait privé de sommeil décéderait au bout de quelques jours. Le sommeil est absolument nécessaire à notre survie.

Une privation de sommeil entraînera un effet rebond et ce quelque soit la phase de sommeil qui aura été supprimée.

 

 

L’HISTOIRE DU REVE ET SES INTERPRETATIONS DEPUIS L’ANTIQUITE

 

Dans l’antiquité les traités sur les songes abondent. Le rêve était la plupart du temps interprété comme un phénomène divinatoire, il était vu comme un message des dieux. Les Egyptiens croyaient que les rêves pouvaient révéler l’avenir, c’était le cas également chez les Grecs. Nous pouvons même penser que de tout temps, l’homme s’est intéressé aux rêves. La peinture trouvée dans les profondeurs de Lascaux représentant un homme allongé en érection au côté d’un animal pourrait laisser à penser que nos ancêtres avaient découvert que l’homme était en érection au cours des rêves. Il est probable que l’homme préhistorique rêvait de scènes de chasse au cours de ses nuits.

Dans les sociétés chamaniques le rêve peut être de bon ou de mauvais présage pour la chasse. Pour d’autres qui séparent le corps et l’esprit, c’est l’âme qui sort du corps et qui divague dans d'autres dimensions au cours de la nuit.

 

A noter toutefois l’étonnante clairvoyance des philosophes grecs desquels Freud tira sa plus célèbre théorie qu’est le complexe d’Œdipe.En effet selon Platon (428 - 427 av. J.-C.) Socrate (Ve siècle av. J.-C.) définit le rêve comme un lieu où les désirs honteux, réprimés le jour, se réalisent. Aristote (-384 à -322) traite les rêves dans son Petits Traités d’histoire naturelle (titre latin : Parvanaturalia). Il les considère comme un phénomène somatique lié au vécu de la journée.

 

Dans la culture amérindienne le rêve est un message du grand esprit mais peut être aussi un moyen de communiquer avec les morts. Pour eux, le rêve a une provenance extérieure. Ils peuvent aussi aider à faire un choix ou encore prédire l’avenir. Les pièges à rêves servaient à piéger les mauvais rêves pour éviter qu’ils arrivent jusqu’à l’esprit du rêveur. Il y a aussi une grande symbolique avec les animaux qui se présentent dans les rêves, au travers du type de message qu’ils sont à même de transmettre.

 

Pour les aborigènes le temps du rêve désigne l’ère qui précède la création de la Terre, une période où tout n'était que spirituel et immatériel (lien avec la physique quantique avant le bigbang). Selon les aborigènes le temps du rêve existe toujours et peut être atteint pour des besoins spirituels. Au travers du temps du rêve, il serait possible de communiquer avec les esprits et de déchiffrer le sens des mauvais présages, maladies et autres infortunes.

Baiame, le Premier Être, donne ensuite sa forme au monde en le rêvant.

Dans la conception aborigène du monde, chaque événement laisse une trace sur terre (notion de karma) et tout dans la nature découle des actions d’êtres métaphysiques qui créèrent le monde. La signification de certains lieux et de certaines formations naturelles est liée à leur origine dans le temps du rêve. Certains lieux ont donc un « pouvoir de rêve » dans lequel réside le sacré.

 

Dans les religions monothéistes le rêve est un des moyens privilégié par le divin pour communiquer avec les hommes, mais en particulier avec les prophètes.

 

Au Moyen-Age provenant d'originaux byzantins, les traductions latines de l’AchmetisOneirocriticon (Xe siècle) et de la Clef des songes du Pseudo-Daniel (VIIe siècle), tout en étant dans une continuité avec la conception chrétienne antique, permettent au pouvoir royal de s'affirmer.

Pape en 590, Grégoire le Grand distingue trois grands types de rêves : ceux dus à la nourriture et à la faim, ceux envoyés par les démons et ceux d'origine divine. À sa suite, seuls les rêves d'origine divine seront tolérés. L'oniromancie devient en effet une pratique interdite. Mohamed Ibn Sirine était spécialiste de l’interprétation et l'analyse des rêves selon la tradition islamique qui vécut au VIIe siècle. Pionner en matière d'oniromancie musulmane, il est l’auteur du recueil Rêves et Interprétations où selon l'auteur il existe trois sortes de rêves : le rêve véridique (rahmani), le rêve représentant un désir personnel (nafsani) et le rêve provenant du diable (shaitani). Il développe également une liste non-exhaustive qui offre une interprétation possible de différentes visions.

Nous pouvons voir ici comment le rêve et son interprétation était mise au service du pouvoir de la royauté ou de l’église.

 

La période moderne est dans un premier temps continuatrice des théories du moyen-âge, puis elle se dirige vers une interprétation des phénomènes oniriques liés à l’âme.

Karl Albert Scherner (La Vie des rêves, 1861) distingue deux types de symboles : ceux sexuels évoquant soit le pénis soit le vagin, et ceux somatiques renseignant sur l'état physiologique du corps. Il est selon Freud le « véritable découvreur de la symbolique onirique ». Je rappelle que pour Freud le rêve à l’exclusion des rêves traumatiques est l’accomplissement d’un désir et que la part du sexuel dans le rêve est prépondérante.

Hervey de St-Denys compile ses rêves depuis l'âge de treize ans. Dans Les rêves et les moyens de les diriger (1867) il tente une approche du rêve lucide qui préfigure les méthodes de conditionnement modernes. Selon lui le rêve s'apparente à un rébus, logique et signifiant, et que le dormeur doit décoder (phrase reprise par Lacan)

Parmi les nombreux scientifiques s'étant intéressés à la question du rêve, il y a encore le médecin russe Marie de Manaceine qui, en 1897, dans Sleep: itsphysiology, pathology, hygiene, and psychology18 pense que le rêve permet de se connecter à un imaginaire collectif. Ce concept d’inconscient collectif sera repris quelques années plus tard par CG Jung.

 

Puis ce sera l’avènement de la psychanalyse au début du XXème siècle, avec l’interprétation des rêves de S Freud et également le travail de CG Jung. Je reviendrai plus en détails sur l’analyse des rêves de manière psychanalytique en 2ème partie de conférence.

Ce que je peux dire ici c’est que pour la psychanalyse le rêve est issu en majeure partie de l’inconscient et qu’il est lié à un désir insatisfait.

Puis vers le milieu des années 50 les neuroscientifiques vont enfin commencer à s’intéresser aux rêves, alors que c’est un domaine qui avait plutôt été délaissé jusqu’à là.

 

Cela m’amène à la partie suivante sur …

 

 

LES DERNIERES DECOUVERTES SCIENTIFIQUES SUR LE RÊVE - POURQUOI RÊVE T’ON ?

 

Les neurobiologistes se sont intéressés tardivement à la localisation des mécanismes du rêve dans le cerveau. C’est à un Français dans les années 60,Michel Jouvet, que nous devons la découverte de la zone du cerveau impliquée dans le rêve.

Elle se situe dans une partie très archaïque du cerveau appelée le pont dans le tronc cérébral. De même le centre responsable de l’inhibition des mouvements qui s’opèrent durant le sommeil se trouve dans une zone très proche du tronc cérébral (entre le cerveau et la colonne vertébrale)

Le mécanisme du rêve est donc un phénomène très ancien présent dés l’origine de l’homme.

Plusieurs neurotransmetteurs sont impliqués dans le mécanisme du rêve mais nous retiendrons le GABA qui participe à des inhibitions variées, la noradrénaline impliquée dans la chute du tonus musculaire et la sérotonine dont la métabolisation joue le rôle principal dans la production des composantes principales de l’état REM.

GABA : L'acide γ-aminobutyrique ou en abrégé GABA, est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central chez les mammifères et les oiseaux. L’alcool a une forte influence sur lui en le remplacant.

Noradrénaline : Elle joue alors un rôle dans l'excitation, l'orientation de nouveaux stimulis, l'attention sélective, la vigilance, les émotions, le réveil et le sommeil, les rêves et les cauchemars, l'apprentissage et le renforcement de certains circuits de la mémoire impliquant un stress chronique

Sérotonine : Comme l'adrénaline, la noradrénaline et l'histamine, elle joue un double rôle d'hormone et de neuromédiateur du système nerveux central. Elle est impliquée dans la régulation du cycle circadien (cycle de 24 heures) et « dans divers désordres psychiatriques tels que stress, anxiété, phobies, dépression ». Elle est plus connue sous le nom d’hormone du plaisir.

 

Tous les mammifères et les oiseaux rêvent, en fait toutes les espèces homéothermes (température du corps constante). Le rôle du sommeil paradoxal dans l’évolution est peu connu. On suppose cependant qu’il joue un grand rôle dans la formation du système nerveux. En effet des études ont démontré que les embryons d’oiseaux, ainsi que le fœtus chez l’homme, passent la majeure partie de leur temps de sommeil en sommeil paradoxal. Le nouveau-né qui vient au monde avec un système nerveux immature passe 50% de son temps de sommeil (soit 10h à comparer au 100 minutes de l’adulte) en sommeil paradoxal.

Après la naissance, cela dépendra des espèces et de leur place dans la chaîne alimentaire (prédateur ou proie). En effet, lorsque nous dormons nous sommes vulnérables (c’est pour cela aussi que l’on ne peut dormir que si l’on se sent parfaitement en sécurité). La vache ou la poule n’aura que quelques dizaines de minutes de sommeil paradoxal par nuit, alors que le chat lui, en aura 200 minutes. Avec environ 100 minutes, l’homme se situe entre ces 2 extrêmes. Rappelons ici que le sommeil paradoxal est un sommeil très profond et qu’il sera très difficile de réveiller quelqu’un qui est en sommeil paradoxal.

Le dauphin et la baleine rêvent également toutes les nuits mais seulement avec la moitié de leur cerveau. En effet le dauphin et la baleine étant obligés de remonter à la surface de temps en temps pour respirer, l’autre moitié du cerveau lui sert alors à cela. Vous pouvez imaginer que si l’évolution a mis en place un mécanisme aussi complexe, c’est que le rêve a un rôle vraiment essentiel au bon fonctionnement du psychisme.

 

Des expériences effectuées sur des chats qui consistaient à supprimer l’inhibition du tonus musculaire pendant les rêves ont montré qu’ils rêvaient de chasse (à la souris ?) et de scènes de combats.

Hors, remarque qui peut être troublante, pour les psychanalystes et certains scientifiques le rêve est l’expression de l’inconscient. Vu que les animaux rêvent aussi, nous pourrions en déduire qu’ils ont eu aussi un inconscient. Qui dit inconscient, dirait conscient également. En poussant un peu plus loin le raisonnement, nous pourrions dire qu’au contraire de la croyance générale, les animaux ont eux aussi une conscience.

 

D’un point de vue purement scientifique, le rôle du rêve reste une énigme. En effet, même si chez certains il aurait pour rôle un entretien des fonctions cognitives utilisées pendant l’éveil, cela n’a jamais pu être démontré expérimentalement. Cette théorie est soutenue par le fait que le fœtus et le nouveau-né passent la majeure partie de leur sommeil en sommeil paradoxal, comme si le cerveau s’entrainait à la vie éveillée pour être prêt le jour J.

La présence d’une érection chez l’homme et d’une tumescence des lèvres et du clitoris chez la femme est également quelque peu troublante et n’a aucun lien avec le contenu érotique ou pas du rêve.

Pour certains elle aurait pour rôle l’entretien fonctionnel des organes sexuels afin de les conserver en bon état de marche (lien avec la survie de l’espèce) en entretenant la sl'elasticité des tissus érectiles.

 

D’autres théories accréditent un rôle de régulation psychique au sommeil paradoxal, une sorte de décharge qui permettrait d’évacuer les frustrations de la journée écoulée (théorie partagée par les psys).

 

Chez les psychanalystes, le rêve est l’expression de l’inconscient et de ses désirs refoulés et insatisfaits pour Freud. Pour Jung le rêve est aussi l’expression de l’inconscient (mais un inconscient beaucoup plus large) et permet l’homéostasie du psychisme, il rejoint la théorie ici de régulation.

Même si elles peuvent sembler éloignées nous allons voir que les 2 théories de Freud et Jung sont en fait très proches

 

Cela m’amène maintenant à la partie suivante …

 

Mais auparavant quelques questions sur des expressions sur le rêve :

  • Suite à une demande : non mais tu rêves ou quoi ?

  • Tu prends des désirs (rêves) pour une réalité

  • Arrête de rêver, tu sais bien que ce n’est pas possible

  • J’en ai rêvé et il l’a fait

Que voit on ressortir ici ? Désir - Envie - Frustration - Illusion - ...

 

 

LE MECANISME DU RÊVE ETUDIÉ D’UN POINT DE VUE PSYCHANALYTIQUE

 

Le rêve est la voie royale d’accès à l’inconscient (Freud).

 

La caractéristique commune à tous les rêves est qu’ils se produisent pendant le sommeil. Ils sont donc issus de la vie psychique liée au sommeil. La caractéristique biologique du sommeil est le repos et la caractéristique psychique est un retrait de l’intérêt pour le monde extérieur. Le sommeil du point de vue somatique est une reviviscence du séjour dans le corps maternel dont il réalise certaines conditions : position de repos, chaleur et mise à l’écart de l’excitation, bien des hommes reprennent même dans le sommeil la position du fœtus. Le sommeil serait donc comme un retour à la vie intra-utérine d’où la position favorite adoptée par de nombreux dormeur « du fœtus »

Ici nous pouvons faire le parallèle avec le fait que le fœtus passe la majeure partie de son temps de sommeil en sommeil paradoxal.

 

Mais pourquoi l’activité psychique ne s’éteint elle pas comme l’activité physique lors du sommeil ? Parce que l’inconscient qui, comme nous le savons ne connait pas le temps, ne connait pas non plus pour une partie de lui, le sommeil. Pour Freud, des excitations continuent d’agir depuis l’inconscient et le rôle du rêve est de parer à ces excitations en préservant le sommeil. Le rêve serait donc tout d’abord le gardien du sommeil.Pour Jung ce serait de libérer dans le rêve les excitations ou frustrations de la journée, entre autres pour libérer (décharger) les tensions.

Les dernières découvertes en neurosciences semblent aller vers cette explication. En effet, comme je l’ai déjà évoqué précédemment, nous avons découvert récemment que durant la nuit le cerveau procédait à un véritable nettoyage. Pendant la nuit, tous les déchets accumulés dans la journée sont évacués vers les reins via la circulation sanguine. Et bien en quelque sorte, le rêve ferait un peu la même chose, il nettoierait notre psychisme en évacuant tous les éléments « négatifs », frustration, désirs non réalisés, peurs, en les vivant au travers du rêve.

Nous pouvons rajouter également que le rêve est absolument égoïste et que la personne qui joue le rôle principal dans les scènes est toujours le propre dormeur.Si cette personne n’apparaît pas comme étant le dormeur lui même, nous aurons alors affaire à une projection. Ceci est une conséquence du narcissisme absolu de l’état de sommeil dû au fait que tout intérêt pour le monde extérieur est retiré lors du sommeil. S’il n’y a plus de monde extérieur et bien il ne reste plus que le monde intérieur, à savoir nous-même. C’est aussi la conséquence de la régression effectuée par le rêve aux stades archaïques, stades auxquels l’enfant est purement égoïste puisqu’il ne s’intéresse aux autres que dans la mesure où ils peuvent satisfaire ses besoins. Cette régression va avoir un rôle important dans le mécanisme du rêve. Laquelle ?

 

L’expérience montre que les rêves sont déclenchés par les restes diurnes, des investissements de pensées qui ne se sont pas soumis au retrait général des investissements, mais qui ont retenu, en dépit de ce retrait, une certaine quantité d'énergie psychique (libidinnale). Ce sont ces restes diurnes qui sont éléments déclencheurs du rêve et qui vont l’habiter au travers des pensées latentes (Exemple du rêve toilettes inversées suite à l’erreur sur le verre de sacqué)

Nous aurons donc dans le rêve un contenu manifeste (ce que le rêve raconte) et un contenu latent (la signification cachée du rêve provenant de l’inconscient). Ce travail va s’appeler le travail d’élaboration du rêve à savoir la transformation des idées latentes en idées manifestes. Le rêve va effectuer un travail de condensation des idées latentes au travers des idées manifestes, condensation car un certain nombre d’idées latentes seront supprimées par ce travail et d’autres apparaîtront à peine. Il convient de distinguer ici le travail de condensation du travail de la censure qui va venir en plus du travail de condensation et que je vais évoquer par la suite.

 

En fait, le rêve se sert de motions du jour comme porte de sortie aux motions pulsionnelles provenant de l’inconscient et pour cela, il utilise les faits du jour. En fait, un événement de la journée qui peut paraître anodin, s’il est relié émotionnellement, psychiquement à quelque chose d’important dans notre inconscient, va déclencher la production du rêve. Il vaut donc la peine de s’intéresser aux rêves car ils concernent des éléments de vie d’une grande importance. Un rêve pourra par exemple donner une indication, une piste à suivre par exemple lorsque nous avons un choix à faire devant un problème ou que nous nous posons une question sur un domaine en particulier.

 

Mais que va donc chercher à exprimer le rêve ? Pour Freud, Les restes diurnes vont être transformés par régression (à l’enfance) et vont exprimer des contenus inconscients issus de désirs. Le désir du rêve est en quelque sorte halluciné et va trouver également, sous forme d’hallucination, la croyance en la réalité de son accomplissement. Ceci a été démontré par Freud grâce à l’analyse des rêves d’enfants. Que nous montre un rêve d’enfant ? Le rêve d’enfant est une réaction à un événement de la journée qui laisse après lui un regret, une tristesse, un désir insatisfait. Le rêve apporte la réalisation directe, non voilée, de ce désir.

Le travail du rêve va donc consister en une régression puis une hallucination à partir d’un désir fantasmé, le tout ayant été possible grâce aux restes diurnes. Le désir est l’excitateur du rêve ; la réalisation de ce désir forme le contenu du rêve. Le rêve est donc l’expression d’un désir qui va être réalisé sous forme d’hallucination à travers le contenu du rêve. On retrouve le principe de constance à travers ce que réalise le rêve, excitation psychique issue d’un désir qui provoque une tension, décharge de cette tension à travers l’accomplissement hallucinatoire du désir, le sommeil peut se poursuivre.

En cela, ici Freud et Jung disent la même chose mais de manière différente. Pour les deux, le rêve est un système régulateur, il permet de garder l’équilibre du psychisme.

 

Le rêve peut être donc être défini par ces deux principaux caractères :

  • Satisfaction de désirs et décharge de tensions

  • Vie psychique hallucinatoire

 

Le rêve est aussi une régression à une époque (de 0 à 6 mois) où nous utilisions la satisfaction hallucinatoire (voir stade oral). Le rêve utilise donc une régression aux premiers stades archaïques de la vie et cette régression suscite ainsi des modes d’expressions qui sont propres à cette période. Hallucinations, pensée magiques (faire apparaître ou disparaitre des objets), vol, force surhumaine ou au contraire paralysie…

 

Il convient ici de rajouter que la déformation des rêves est liée à une certaine censure provenant du Surmoi (notre morale, nos interdits) qui malgré l’état de sommeil garde une cellule de veille, beaucoup moins forte toutefois que pendant les phases éveillées. Cependant, un certain niveau de refoulement subsiste, bien que le désir de dormir cherche à faire rentrer tous les investissements envoyés à partir du Moi (le conscient) et à établir un narcissisme absolu. L’inconscient n’obéissant pas au désir de dormir, il oblige donc le Moi (le conscient) à maintenir un niveau minimum de censure. Plus les investissements inconscients sont forts et associés à un fort refoulement et plus les rêves seront déformés. Nous connaissons aussi le cas extrême où le Moi renonce au désir de dormir parce qu’il se sent incapable d’inhiber les motions refoulées qui pourront être libérées pendant le sommeil ; en d’autres termes, il renonce au sommeil parce qu’il a peur de ses rêves

 

Nous pouvons donc parler d’une censure du rêve.Toutes les fois où le rêve présente des lacunes, des zones floues, des souvenirs diffus alors que pour d’autres rêves les souvenirs qu’ils laissent sont parfaitement clairs. Pour les premiers nous nous trouverons alors face à un effet de la censure. La censure peut aussi effectuer un déplacement, au travers des éléments manifestes du rêve et des éléments latents. Elle provoque aussi des omissions ainsi que des modifications. La censure à l’œuvre dans le rêve va également se servir du symbolisme, en remplaçant certaines choses par d’autres.

En fait, plus un rêve va nous sembler « débile » et ahurissant et plus il aura été déformé par la censure.

 

Pour Freud c’est la censure qui va faire en grande partie que nous nous souvenions ou pas du rêve. Nous pouvons dire qu’elle est à l’œuvre après le rêve, lors du réveil. Quand l’individu va vouloir le raconter, certaines parties auront disparu. N’avons-nous pas tous connu le phénomène suivant ? Lorsque nous nous réveillons en pleine nuit juste après avoir fait un rêve, son souvenir s’estompe de façon quasi immédiate. Nous savons que nous avons rêvé mais nous ne savons plus de quoi.

 

Nous avons vu précédemment que le rêve est déclenché par l’expression d’un désir et que la censure, malgré l’état de sommeil, agit sur le rêve. Nous pouvons dire que les désirs exprimés à travers nos rêves ont des tendances répréhensibles du point de vue moral, social, éthique. En clair ils ne satisfont pas aux exigences de notre Surmoi (morale). L’action du Surmoi, étant plus faible pendant l’état de sommeil, fait que des désirs dont nous n’avons même pas conscience à l’état de veille vont pouvoir s’exprimer pendant les rêves. Malgré tout, le Surmoi aura quand même une action sur eux, en les déformant ou en les refoulant de notre conscience lors du réveil.

 

Pour Jung, au contraire si nous nous souvenons du rêve c’est que la charge à évacuer était trop lourde et que du coup elle est restée dans notre mémoire à cause de cela. En gros que le rêve n’a pas pu complétement remplir sa mission. Si nous ne nous en souvenons pas, c’est que le mécanisme du rêve a été suffisant.

Des études scientifiques ont montré depuis que l’on se souvient plus facilement d’un rêve lorsqu’on s’est réveillé à sa suite (sachant que l’on peut avoir oublié que l’on s’est réveillé)

 

Une autre théorie, qui rejoint plutôt la vision de Jung, confirme le sens que si le rêve nous réveille, c’est qu’il n’a pas pu remplir complétement son rôle de régulation psychique. Les individus qui se souviennent beaucoup de leurs rêves seraient donc dans ce cas et pour ceux qui ne s’en souviennent pas le processus de régulation serait suffisant. C’est un peu l’inverse de ce que disait Freud, comme souvent en psychanalyse et aussi dans d’autres domaines, je pense que la vérité se situe entre les deux, voire que les deux sont acceptables. Cela, va dépendre de la constitution psychique de chacun d’entre nous et que pour les uns ont sera plutôt dans le schéma freudien et pour d’autres dans le schéma Jungien. En psychanalyse, il n’y a pas de vérité absolue car chaque individu étant unique, nous possédons tous notre vérité. Et, un des rôles du psy et de nous aider à la décoder.

Nous rejoignons ici aussi la vision orientale du yin et du yang, rien n’est tout blanc ni tout noir et les 2 peuvent s’inverser.

 

 

LES DIFFERENTES SYMBOLIQUES DANS LE RÊVE ET LA DIFFICULTÉ D’ANALYSER UN RÊVE SANS LE RÊVEUR

 

Pour Freud, le symbolisme va essentiellement transformer tout ce qui est sexuel, le symbole sera un élément de la pensée inconsciente du rêve et la majeure partie des symboles dans le rêve sont des symboles sexuels. Donnons quelques exemples de symboles sexuels :

  • Le vol si agréable lors des rêves peut être un symbole de l’orgasme, le fait de s’élever dans les airs pourrait représenter le plaisir de l’orgasme (monter au 7ème ciel). Mais le vol peut aussi être le symbole d’une emprise. Un individu qui rêve qu’il vole, ce peut être parce qu’il se sent prisonnier d’une situation, il ne se sent pas libre et du coup il rêve de liberté. Cette liberté est alors symbolisée par le vol.

  • Le serpent comme symbole du pénis et en règle générale tout objet servant à pénétrer comme un couteau par exemple. .

  • Le vagin sera représenté par tout ce qui contient une cavité, comme des trous, cavernes, poches, portes, souliers …

  • Les seins seront représentés à travers les fruits en général (forme et notion de nourrir également par rapport au sein nourricier)

  • La castration (complexe de castration chez les femmes et angoisse de castration chez les hommes) apparaîtra à travers la chute d’une dent, la perte d’un doigt.

  • Les rapports sexuels seront représentés par tout ce qui est mouvement rythmique, comme la danse, l’équitation, l’ascension, la marche. Egalement, les échelles et les escaliers qui impliquent mouvement et montée (dans l’excitation).

 

Mais il existe d’autres symboles dans le rêve, le symbole doit être interprété suivant son propre ressenti. Par exemple la police ou les gendarmes dans le rêve pourront représenter la loi, les règles. Rêver que l’on se fait arrêter par la police par exemple peut signifier que l’on se sent inconsciemment coupable de quelque chose ou que l’on a le désir de faire quelque chose que l’on s’interdit pour des raisons de morale.

 

D’autres symboles :

  • Matin, après-midi, soir, nuit, le moment où se déroule le rêve peut également signifier quelque chose. Le matin sera plutôt associé à un renouveau, le début de quelque chose. Le midi, confirmation de quelque chose, réalisation d’objectifs, vœux exaucés. Le soir, fin d’un cycle, fin d’une histoire, les choses s’achèvent. La nuit, ralentissement dans l’évolution, phase de déclin. Les saisons reprennent la même logique (printemps=matin, été=midi, …)

  • Gravir une montagne peut signifier que l’on s’attend à affronter des moments difficiles

  • Descendre d’une montagne vers la vallée peut signifier que vous avez acquis de nouvelles expériences, une nouvelle force. D’autant plus si la vallée est verdoyante, signe de nouvelle phase de vie après une période difficile.

  • L’école, un retour à l’école peut signifier un retour en arrière, une angoisse d’évoluer.

  • La maison est une partie de soi même, c’est le refuge par excellence, tout dépendra du contexte du rêve

  • Avion, voiture, bus les transports en général. Ce sont des moyens de se déplacer, cela peut signifier que nous sommes en pleine évolution, en mouvement. Que nous passons d’une phase de notre vie à une autre (rêve du bus et du sac oublié)

  • L’argent peut avoir un aspect créateur, de futures réalisations ou tout l’inverse, la aussi tout dépendra du contexte.

  • L’accident augure d’un futur conflit ou un conflit latent. Ou bien le sentiment que l’on va se planter, que l’on court à l’échec. Même symbolique pour la chute.

  • L’araignée est souvent associée à la mère et à sa relation avec elle. Mais elle peut être aussi le symbole d’une peur particulière, d’une crainte. Il y a la notion de toile aussi, avec la peur d’être pris au piège.

 

J’en profite aussi ici pour parler d’autres symboles bien connus comme la terre, terre nourricière qui représente la mère, le feu symbolique du phallus à travers le père. L’eau est symbole de la naissance : le fœtus vit dans l’eau (liquide amniotique) et la vie a pris naissance sur terre dans l’eau. Etre sous l’eau, ça peut être aussi avoir la tête sous l’eau, on se laisse déborder pas ses passions, par la vie ou alors on exerce une trop forte répression envers elles.

 

Enfin pour finir avec les symboles, je vais parler du règne animal. Notamment des principales catégories que sont les poissons, les oiseaux et les animaux domestiques.

Les poissons vivent dans l’océan, ils représentent la partie la plus archaïque de notre être. La vie a débuté dans les océans et les poissons étaient là bien avant nous. Ils peuvent représenter un désir de retour aux sources, à une vie plus simple ou encore la sagesse.

Les grenouilles peuvent représenter un stade intermédiaire, mais aussi du fait qu’elles sont d’abord têtard, puis grenouille, une évolution.

Les oiseaux, se situe entre les poissons et les animaux domestiques. Ils peuvent représenter un désir de s’élever, de prendre de la hauteur, du recul sur notre vie. Ou encore, prendre son essor, s’envoler vers d’autres cieux, désir de liberté. En cela ils rejoignent les rêves de vol. Ils peuvent aussi symboliser le spiritualité.

Les canards qui sont à la fois dans le milieu aquatique et le milieu aérien peuvent annoncer un passage, un changement. Etant également un oiseau migrateur, dans la mythologie égyptienne ils étaient synonymes de passage dans l’autre monde. Ils peuvent alors symboliser un changement de vie.

Les animaux domestiques nous renvoient à quelque chose de très proche de nous, en effet ce sont les animaux les plus proches de l’homme. Ils pourront représenter notre part d’humanité, la compassion

Mais rêver d’animaux cela peut aussi nous renvoyer aussi à notre propre part animal, à nos instincts les plus primaires, sauvages.

 

Toutefois, le propre de la symbolique est qu’un même symbole peut avoir plusieurs significations comme le chapeau qui peut être masculin et féminin. Il ne sera pas toujours évident d’interpréter leur sens. Il faudra bien entendu toujours les placer dans le contexte du rêve au travers des idées latentes et manifestes, l’associer à l’histoire et la sensibilité du rêveur.

Les psys sont souvent décriés sur leur analyse des rêves au travers du fait que si l’on donne un rêve à interpréter à dixpsy, nous obtiendrons dix interprétations différentes. Mais il est extrêmement difficile d’interpréter un rêve sans le rêveur. Et encore, même dans ce cas-là, c’est compliqué. Ce n’est possible que si le psy connait bien le rêveur, ce qui est le cas avec un patient en thérapie par exemple.

 

Mais, si le rêve est une réalisation des désirs, comment expliquer les rêves désagréables comme les cauchemars ? En effet, la réalisation du désir procure une sensation de plaisir, c’est l’essence même du désir.Tout désir va élever notre tension psychique,cette tension va être abaissée grâce à la réalisation du désir et cela va procurer du plaisir (principe de constance). Ainsi, dans un rêve désagréable, le travail du rêve qui consiste en l’accomplissement du désir aura échoué. Cela se produira notamment quand la résistance issue de la censure aura été très forte et aura entravé la réalisation du désir dans le sens où le rêveur étant contre ce désir, il ne pourra pas ressentir de plaisir. Le ressenti du rêveur sera dans ce cas souvent accompagné d’angoisse inhérente à la réalisation inconsciente de ce désir non désiré consciemment, l’angoisse étant alors la seule « arme » qui reste au psychisme pour se défendre contre ce désir. Le cauchemar provoque alors également souvent le réveil, le psychisme se défendant alors contre la réalisation de ce désir.

La sensation de déplaisir liée au rêve pourra être également due en partie, au fait que les contenus pénibles des idées latentes réussissent à passer dans le rêve, malgré le travail d’élaboration effectué par celui-ci.

Voilà pourquoi certains rêves sont ressentis comme des cauchemars. Nous utiliserons le terme de rêves inaccomplis, qui n’auront pas réussi à remplir leur rôle de régulation car la tension était trop forte ou la répression ne l’aura pas déformé correctement.

 

Quant aux rêves qui font suite à un traumatisme, comme un accident par exemple. Nous allons refaire en permanence le même rêve, nuit après nuit, toujours les même images qui vont tourner en boucle.

Dans ce cas, le traumatisme a dépassé les capacités d’absorption et de régulation de notre psychisme. Nous refaisons alors sans cesse le même rêve dans une tentative désespérée de retrouver un seuil de tension bas (principe de constance, de régulation), mais nous n’y arrivons pas, d’où la répétition du rêve.

La solution consiste dans ce cas à faire un travail thérapeutique afin de pouvoir « dépasser » l’événement traumatique et faire baisser la tension psychique qui y est liée.

 

Comme nous l’avons vu, les rêves ont un rôle primordial dans notre vie psychique, il la favorise et la régule.

Ils sont issus de notre inconscient et sont porteurs de messages. Messages qui peuvent être issus du passé, mais qui peuvent aussi indiquer des pistes à suivre pour l’avenir.

Quant aux rêves prémonitoires, ils sont le plus souvent le fruit de notre intuition.

Attention cependant à leur interprétation et ne pas les suivre aveuglément.

Lorsque le roi Crésus consulta l’oracle de Delphes pour savoir s’il pouvait attaquer la Perse. Celui-ci lui répondit « s’il rentre en guerre, il détruira un grand empire », Crésus rentra donc en guerre, pour découvrir un peu plus tard que le grand empire dont il était question, était le sien.