Philippe Blazquez psychanalyste sexothérapeute bordeaux thérapie de couple bordeaux
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La psychanalyse permet de mieux être soi même

La psychanalyse est une aventure à la découverte de soi

L'analyse est un processus évolutif en accéléré

Bienveillance - Écoute - Neutralité - Empathie

La Relation de Couple

 

 

Vidéos associées

https://www.youtube.com/watch?v=xbUT_DLjFsM

L’ALCHIMIE DE LA RENCONTRE

 

L’attirance envers l’autre : un phénomène issu de l’inconscient

Ce qui nous attire chez l’autre est un mystère, Serge Tisseron indique que les raisons sont inconscientes et nous renvoient à notre propre histoire, voire à celle de l’autre.

En effet, souvent lorsque nous partageons nos histoires, nous nous rendons compte que l’autre a dans une certaine mesure la même histoire que nous, a eu le même type de parents, ou a vécu des évènements similaires ou proches.

 

« Nous tombons amoureux pour des raisons partielles et inconscientes, nous le devenons pour tout le reste »

 

Mais ce qui nous attire chez l’autre, c’est aussi la croyance que cet autre possède en lui une partie de ce qui nous manque. Et qu’ainsi, avec l’autre nous nous sentirons un peu moins incomplet, un peu plus plein (désir et manque).

 

 

Le choc de la rencontre

Le premier phénomène lors d’une rencontre amoureuse est une réaction du sous-cortex qui ne sait pas que nous sommes au XXIème siècle et qui met en action un système de défense. Pour notre part animale, rencontre=danger, un mécanisme très efficace se met en branle.

Elévation du rythme cardiaque, augmentation de la pression sanguine. Au même moment sous l’influence de l’adrénaline le corps se transforme, l’estomac se referme, la glycémie augmente (énergie pour le cerveau et les muscles).

 

L’amoureux est sous le coup d’une forte émotion initialement destinée à lui permettre de fuir si il ne se sent pas capable d’affronter la situation qui se présente à lui. Nous sommes dans l’ambivalence avec d’un côté notre part animale (fuite – combat - paralysie) et de l’autre notre part humaine (désir de la rencontre amoureuse), le tout orchestré par l’intensité et la force de nos émotions. Nous retrouvons ici nos 3 cerveaux (reptilien, limbique et néocortex).

L’intensité et la manière dont nous allons réagir à cette réaction dépendra de la personnalité et du degré de confiance en soi de chacun.

Il y a aussi dans la rencontre amoureuse une notion de perte de contrôle accompagnée d’un flot d’émotions qui pourront être difficiles à gérer pour certains d’entre nous.

 

Suite à ces premières réaction : soit je suis trop timide, émotif, inhibé pour gérer cette rencontre amoureuse qui me bouleverse, soit j’ose surmonter mes émotions (ma peur) et je crée un contact avec l’être de mes émois.

 

 

L’ocytocine, l’hormone de la tendresse et de l’attachement

Des paroles s’échangent, des gestes s’osent, des contacts s’immiscent dans la relation, d’abord timides puis plus marquées jusqu’à la rencontre de nos lèvres au travers du baiser .

 

Tout ceci va générer la production d'une hormone aujourd'hui bien connue: l'ocytocine qui encourage le lien social et qui à l’origine permet de lier la mère au bébé. L’ocytocine a un effet antistress, sécurisant qui vient calmer les effets de l’adrénaline d’alerte de la rencontre. Elle est très présente également chez la femme enceinte et après l’accouchement, c’est pour cela aussi que qu’une mère arrive si bien à supporter les pleurs de son bébé.

 

Puis rentrent en jeu ensuite (aussi grâce à l’effet de l’ocytocine) les 2 neuromédiateurs que sont la dopamine et les endorphines.

La dopamine amène un fort effet euphorique qui va permettre l’hyper éveil connue de la rencontre amoureuse (le cortex est très actif). Les 2 amoureux n’ont presque pas besoin de dormir et peuvent connaître une perte de l’appétit, ils peuvent quasiment se passer de nourriture (vivre d’amour et d’eau fraiche).

Dans le choc amoureux la sexualité est souvent extraordinaire le temps que durera la chimie de la passion avec son cortège d’ocytocine et d’endorphine.

Il est à noter que l’orgasme féminin met en œuvre également une libération d’ocytocine qui pourra favoriser et accompagner l’état amoureux, orgasme qui se situe dans le cerveau limbique de l’individu (cerveau émotionnel)

 

 

Le coup de foudre

Le coup de foudre existe mais nous l’avons pas tous rencontré. Si 97% des femmes et 95% des hommes disent avoir déjà connu l’état amoureux, ils ne sont que la moitié environ qui disent avoir connu le coup de foudre.

 

C’est le summum de l’émotion, il reprend les mêmes phénomènes évoqués auparavant, mais avec une amplitude bien plus forte. C’est l’état extrême du tomber amoureux, une fulgurance qui se rapproche sur certains points de l'état hypnotique. Chacun le vie d’une manière différente qui lui correspond, mais il n’a pas son égal en intensité émotionnelle.

Nous seront comme paralysés, incapable de bouger ou de parler, la sensation d’avoir les bras ou les jambes coupées.

 

Il peut survenir dés le 1er regard, un regard hypnotique duquel nous aurons du mal à nous détacher. C’est le plus souvent par le regard, notre sens le plus utilisé, qu’il se propage. Cela pourra être vécu comme une intrusion par certains (renvoi à nos racines animales, ne pas regarder un animal dans les yeux).

C’est un moment dans lequel nous semblons perdre pied, c’est comme le monde se figeait, qu’il n’existait plus rien que les 2 foudroyés, comme si nous étions dans une bulle sensorielle.

 

Poème de Racine (moment où Phèdre voit Hippolyte)

Je le vis, je rougis, je palis à sa vue,

Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue,

Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais plus parler,

Je sentis tout mon corps et transir et brûler.

 

Les yeux, ces fenêtres des âmes, font naître des émotions d’une intensité inouïe, Freud dira :

« Il se produit quelque chose de comparable au percement d’un tunnel entrepris par les 2 côtés ».

 

 

Le festival amoureux de la passion ne dure qu’un temps

Va suivre une période qui pourra durer de quelques semaines à plusieurs mois avant de connaître peu à peu un retour à la normale.

Durant cette période heureuse, voire euphorique, l'ocytocine va renforcer l'attachement entre les 2 amoureux et la dopamine va continuer à nous booster. Nous pourrons dormir seulement quelques heures par nuit sans se sentir fatigués.

 

Puis peu à peu le cerveau va retrouver sa biochimie habituelle de manière progressive mais certaine. La dopamine va peu à peu rentrer dans le rang et en même temps avec elle l’effet euphorique et la suractivité vont diminuer.

 

La relation rentre alors dans une autre phase, soit c’est la déception de la perte de cet état et la séparation, soit les liens qui unissent et les envies de vie à 2 sont suffisamment fortes pour aller au-delà. A noter que l’ocytocine, même si elle diminue, reste présente pour accompagner les couples dans cette nouvelle phase, elle reste nourrie par l’intimité qui existe entre les 2 individus (sexualité, tendresse, le touché, …).

 

Nous avons souvent tendance à dire que plus le feu de la passion brûle fort au début et moins la relation dure (les coups de foudre ne durent pas). Cela peut être vrai, il est parfois difficile pour certains couples de passer de l’euphorie de la passion à quelque chose de plus terre à terre, et ce d’autant plus que la passion aura été forte, la différence étant alors trop forte. Ou encore, certains chercheront sans cesse à retrouver la formidable énergie de la passion et enchaineront alors les relations passionnelles.

 

 

Quand l’amour devient durable

Selon la plupart des thérapeutes, la passion et ses effets ne durent que de 6 mois à 2 ans suivant que l’on vive ensemble ou pas. J’attire ici l’attention sur le lien entre l’effet hormonal de l’amour (la passion) et l’enfant. Chez l’être humain, le nouveau-né arrive au monde immature, incapable d’assurer seul sa survie. Il a besoin d’être nourri de soin et de protection jusqu’à l’acquisition d’un début d’autonomie vers l’âge de 18 mois. Soit, nous retrouvons ici la durée approximative de la passion qui correspondrait au temps où la mère (la femelle) a besoin de l’homme (le mâle). Analogie ici avec le monde animalet notamment certains oiseaux qui naissent eux aussi immatures et qui nécessitent pour survivre la présence des 2 parents.

 

Place ensuite à une autre histoire qui mêlera complicité, partage, attachement sain, intelligence, empathie, estime de soi et de l’autre et beaucoup d’autres choses encore qui m’amène à la partie suivante…

 

 

 

LE COUPLE : 1 + 1 = 3

 

Le couple est formé des 2 individus (I1 et I2) qui composent le couple est également de l’entité que forme ce couple (C), ce qui est commun aux 2 conjoints.

 

 

 

           I1       C          I2                                     I1         C       I2                                   I1        C          I2

 

 

 

 

Le but étant de trouver un équilibre entre les 3 entités (I1, I2 et C). Il n’y a pas vraiment de règle dans ce domaine.

L’idéal semblera être le 1er schéma qui semble assez équilibré, mais l’idée est de trouver quelque chose qui convienne à tout le monde

 

Ce schéma évolue également dans le temps, au cours de la vie du couple et de ce qu’il traverse.

Vous comprenez bien que l’arrivée des enfants ou des changements notamment de l’ordre professionnel, peuvent fortement modifier ce schéma, voire mettre en péril son équilibre.

 

Mais un couple s’est aussi 1 + 1 = 3 car le couple s’articule autour de 3 axes principaux dans son fonctionnement, nous pouvons parler des 3 piliers du couple. Et la aussi comme pour le 1er schéma, il y aura un équilibre qui se formera et qu’il faudra tenter de préserver ou adapter face au changement et évolution du couple et de chacun.

 

 

Les 3 axes autour desquels s’articule le couple sont :

  • Le côté culturel et sociétal

C’est la vie sociale et culturelle du couple. Nous allons y trouver les moments de convivialité partagés, les activités faites en communs, les sorties (resto, ciné,…), les amis, les échanges intellectuels, …

 

  • Le côté maternel et paternel (oedipien)

Ici nous allons trouver la manière dont s’expriment les côtés maternels et paternels de chacun avec les enfants mais aussi entre eux.

Nous avons tous étaient des enfants avec des parents (ou leur substituts) et nous avons tous eux des manques et des blessures par rapport à cela. Nous allons avoir tendance à chercher chez l’autre à se réparer par rapport à ses manques et ses blessures. Cela va se manifester par des attentes ou des exigences ou encore une tendance à trop investir ce côté. Par exemple un homme qui refait toute la maison et quand il a fini il recommence, c’est son mode d’expression sentimentale à lui. C’est « je t’aime et je recherche ton amour alors je refais la maison pour cela ».

Nous trouverons également la notion de projet dans ce domaine, de projet de vie (faire des enfants, avoir une maison, …). Mais lorsque le projet est terminé que ce passe t’il…

 

  • L'intimité

Dans ce domaine nous trouverons la sexualité au sens large, je parlerai plus d’intimité. Nous allons y trouver la tendresse, les marques d’affection, de présence, d’écoute, d’attention. Sentir que l’autre est présent mais intimement présent pas uniquement superficiellement comme cela peut être le cas

 

 

Ces 3 domaines évoluent également au fil du temps, par rapport aux aléas de la vie mais aussi par rapport à l’évolution de chacun.

 

Car il ne faut pas l’oublier, le couple c’est aussi un formidable support d’évolution, j’évolue grâce à mon couple  et je fais dans le même temps évoluer mon couple.

Parfois si l’un des 2 partenaires évolue moins vite ou différemment cela peut créer une certaine distance. Cela peut changer également le rapport de « force » qu’entretient le couple (notion de pouvoir), modifier son équilibre, également dans les notions d’actif – passif qui m’amène à vous parler des notions de masculin féminin.

 

 

 

LE MASCULIN FEMININ EN NOUS

 

Nous avons beau être homme ou femme nous avons tous en nous une part masculine et féminine. Le couple ce ne serait pas alors 1 + 1 mais plutôt 2 + 2.

 

Nous avons tous eu un père et une mère ou leur équivalent, ce sont nos premiers modèles.

Le rapport que nous avons à la féminité ou à la masculinité peut être parfois un peu compliqué suivant notre histoire et notre vécu.

De la relation entre ces 2 parties de nous dépendra en grande partie également la relation à l’autre

           

Pour Freud, lors du sevrage la petite fille qui doit renoncer au sein renonce en même temps à une partie de sa féminité. Chez la femme c’est un renoncement à une partie de sa féminité et cela restera en elle pour toujours.

 

Même adulte la femme aura le sentiment d’avoir été trahi par sa mère lors du sevrage (car elle se sent identique à elle au contraire du garçon). Sa personnalité découlera de cela, elle sera insatisfaite et cherchera en permanence à évaluer (observatrice).

De plus, contrairement à l’homme qui nait différent du corps de sa mère ; la femme naît d’un corps identique et devra aller chercher la différence en observant pour se construire.

Ce processus d’observation rendra le féminin plus passif

 

C’est pour cela aussi que souvent les femmes voient les autres femmes comme des rivales et qu’elles ont du mal à se faire confiance (exemple au travail quand il n’y a que des femmes entre elles). Elles sont archaïquement des rivales au contraire des garçons, chez elles au début d’une relation c’est la symbiose (solidarité féminine) avant de laisser peu à peu la place à de la rivalité (c’est l’inverse chez les hommes)

Ou encore une phrase que l’on entend souvent dans la bouche d’une femme envers son conjoint « ce n’est pas en toi que je n’ai pas confiance, c’est envers les autres femmes ».

 

Le premier homme d’une femme étant le père, de lui découlera la féminité « secondaire » (fabriquée à travers la masculinité). C’est cette féminité qui sera visible de l’extérieur.

Il y a 2 choses qui se mettent en place, le potentiel féminin relié à la mère et l’expression de cette féminité reliée au père.

Si le père limite sa fille dans l’expression de sa féminité alors il va la retenir dans l’expression de son féminin.

De cela découlera aussi le choix de partenaire sexuel et l’expression de la sexualité (rapport au plaisir, orgasme)

En fait ce que le masculin a donné comme autorisation va lui permettre d’exprimer plus ou moins ce qu’elle est en tant que femme.

 

La femme qui doute beaucoup va chercher un homme simple qui ne doute pas afin de la rassurer.

           

                       

Chez le garçon c’est différent, il accepte mieux la séparation car ce qu’il voit chez sa mère est distincte de lui, donc pour lui la fin de la fusion est vécu comme quelque chose de naturel.

L’homme, lui, obtient d’entrée le statut d’être différent, les choses sont établis dès le début au contraire de la femme qui a besoin d’observer pour trouver la différence.

 

L’homme n’a pas besoin d’observer car la différence est établie, du coup il est réactif immédiatement, il agit sans douter. Moins on doute et plus on est heureux, mais plus on doute et plus on est conscient.

L’homme peut être mal à l’aise par rapport à la notion de féminin. Rapport à la virilité, pression de l’éducation, de la société, angoisse de castration.

Le but est alors de se débarrasser de ses peurs endogènes (interne) du masculin-féminin puis de celles exogènes (de la société).

 

L’homme au fur et à mesure qu’il avance dans la vie devra assouplir sa part masculine car si elle devient trop rigide, il ne pourra plus s’adapter. Pour éviter cela l’homme devra développer aussi sa part féminine. S’il reste dans le masculin il n’y aura pas de remise en question et donc pas d’adaptation, au bout d’un moment cela pourra l’éloigner de la femme.

 

Petit à petit il va s’exclure de la société car il ne va pas comprendre ce qu’on lui dit et ne pas comprendre que son évolution lui demande d’accepter sa part féminine.

 

Ces hommes sont dans l’incapacité de faire le deuil, ils ne renoncent jamais, ils veulent tout le pouvoir (le phallus) sans se rendre compte que c’est impossible en réalité. Ils ne pardonnent pas, sont rancuniers, expriment des reproches pour des évènements situés très loin dans le passé.

 

A un moment donné le père devra dire au fils qu’il ne doit pas rejeter sa part féminine, mais avant cela le père devra affirmer sa part masculine comme étant irréductible (pour rassurer l’enfant et l’homme en devenir)

Bien que le masculin ait besoin d’être transmis par le masculin, celui qui devient le référent du masculin doit montrer que cela ne suffit pas s’il est seul présent, que le féminin doit aussi être présent et accepté

           

Nous voyons que c’est le masculin (au travers du père) qui va permettre au féminin de s’exprimer ou pas et ce aussi bien chez le garçon que chez la fille.

 

Nous devons tendre vers la complémentarité de ces pôles en les développant de façon égale et naturelle. L’équilibre entre le côté masculin et féminin est très important

De cet équilibre dépendra en grande partie notre relation à l’autre.

 

Souvent les hommes qui paraissent très viril (motard, tatoué, …) c’est qu’en fait ils ont une part féminine importante qu’il rejette et du coup ils surinvestissent leur part masculine

On peut avoir le même phénomène chez une femme, par exemple une femme avec une forte part masculine qu’elle rejette va surinvestir sa part féminine. Ou encore une femme pourra douter de sa féminité et du coup la surinvestir aussi, elle apparaitra alors au reste du monde très féminine alors qu’elle-même ne se trouve pas féminine.

 

Dans les couples nous verront souvent cette complémentarité entre le masculin féminin.

Par exemple une femme plutôt masculine ou qui doute de sa féminité choisira un homme plutôt féminin. Même chose pour les hommes, par exemple un homme plutôt féminin choisira une femme plutôt masculine et vice-versa

           

 

 

LA PART ANIMALE

 

L’être humain a été animal avant de devenir Homme, nous avons tous en nous cette part animale. Même si elle est profondément enfouie en nous, elle est toujours présente et s’exprime encore, notamment au travers de la sexualité.

 

Au-delà de nos parts féminines et masculines qui vont nous permettre de mieux se rencontrer et de mieux rencontrer l’autre, nous avons tous en nous une part animale.

Cette part animale va pouvoir (devoir) s’exprimer dans notre sexualité, notre réservoir pulsionnel est en grande partie lié à notre part animale et aux besoins qui y sont associés

 

Notre société judéo-chrétienne va à l’encontre de certaines de nos pulsions sexuelles, comme la fidélité par exemple. Il faut savoir que sur 1000 civilisations humaines étudiées, seules 5 prônent la fidélité.

Notre société actuelles et les valeurs qui y sont liées peuvent nous éloigner de notre sexualité.

 

Il ne faut pas « cérébraliser » le rapport sexuel et au contraire laisser s’exprimer sa part animale.

  • La femme se demande « est-ce que je suis capable d’être un objet sexuel qui satisfait pleinement la part animale de l’homme ».

  • L’homme se demande « est-ce que si je laisse s’exprimer ma part animale je respecte la femme ».

 

Les couples qui se désirent toujours après 20 ou 30 ans c’est tout d’abord parce que l’individu se désire. Etre à l’écoute d’un processus corporel au travers de nos sens en prenant l’autre comme étant le moyen de développer ses récepteurs sensoriels.

  • Il faut s’oublier pour être à l’écoute seul de ses sens au travers de l’autre, déconnecter sa partie cérébrale pour laisser seule sa part animale.

  • Les excitations de la part animale sont liées à l’instinct, c’est un rapprochement obligatoire chez nous au travers de l’évolution de l’hominidé.

 

Nous avons choisi de ne pas toujours nous reproduire, nous avons séparé reproduction et rapports sexuels. Le rapport sexuel s’est humanisé, mais le compromis trouvé par l’homme qui a « renié » sa part animale c’est de la laisser s’exprimer au travers de l’acte sexuel.

  • L’ivresse c’est le retour de cette animalité, elle doit donc s’exprimer quand nous faisons l’amour.

  • Lorsque l’animal est pris nous sommes libres pour le reste.

  • L’animalité c’est l’assise du couple.

 

L’influence de l’un sur l’autre dans le couple et vice-versa va diluer la part animale, elle va se perdre. Du coup les tensions vont moins bien se décharger et cela se ressentira sur la vie du couple.

Quand on parle de réconciliation sous la couette ce n’est pas une légende, la sexualité peut réellement jouer un rôle de soupapes sous réserve que la part animale s’exprime.

 

 

           

Les 7 caractéristiques de la femme d’aujourd’hui

  • Elle a compris que sa valeur n’avait rien à voir avec sa sexualité ou son physique

  • Elle accueille l’animalité qui est en elle et accepte celle de l’homme sans peur

  • Elle ne souhaite pas être en compétition avec les autres femmes

  • Elle ne rejette pas son féminin par peur de perdre le pouvoir

  • Elle se préoccupe de son impact sur les autres

  • Elle n’a pas besoin du regard de l’homme pour aimer son corps

  • Elle recherche l’alliance avec le masculin et a compris la valeur des relations amoureuses

  • Elle est ouverte et en constante évolution

 

 

Les 7 caractéristiques de l’homme d’aujourd’hui

  • Il n’est pas gouverné par son égo

  • Il accepte ses émotions et n’a pas peur de les montrer

  • Il utilise sa force pour faire le son bien-être et celui des autres

  • Il respecte les femmes et honore le féminin en elle

  • Il n’est pas contrôlé par sa sexualité

  • Il se soucie de son impact sur les autres

  • Il ne rejette pas ses qualités physiques qui font de lui un homme et exprime sa masculinité sans renier sa féminité et vice versa

  • Il laisse s’exprimer sa part animale dans le respect de l’autre

  • Il est ouvert et en constante évolution

 

 

 

L’ARTICULATION DU COUPLE

 

Le mystère

Il convient ici de parler également d’un élément qui a son importance dans le désir, c’est le mystère.

Mystère = inconnu = manque au final car on n’a à priori pas ce que l’on ne connait pas (le mystère) mais surtout le mystère est la terre fertile du désir.

 

En effet, lorsque je ne sais rien ou très peu de l’autre je peux imaginer, fantasmer tout ce que je désire sur lui.

Le mystère est très important, aussi bien dans la stimulation du désir que dans son entretien sur le long terme, notamment dans le couple.

 

L’autre est mystérieux et doit le rester, le désir a besoin du mystère. Lors de la dernière étude qui a été réalisée sur la sexualité des français, il est ressorti qu’un des fantasmes qui se classe le plus souvent en tête chez la femme, c’est de faire l’amour avec un inconnu (inconnu = mystère).

Quand l’autre n’a plus rien à cacher il n’y a plus rien à chercher. Le désir étant issu d’un manque s’il n’y a plus rien à chercher il n’y a plus rien à trouver, plus rien à fantasmer

 

Le mystère donne une curiosité continuelle de l’autre (un désir), « qui es tu ? »

Dans cette dimension de mystère l’autre (le partenaire) apparait comme quelqu’un qui est continuellement en train de nous échapper. Et comme l’autre nous échappe, cela veut dire qu’il créait du manque et s’il créait du manque, il créait du désir.

Dans le même ordre d’idée, aller chercher l’autre induit une force motrice, une attraction qui nous pousse à, qui nous pousse vers.

 

 

Les fantasmes

J’appuie ici sur la notion de fantasme qui est très importante dans le désir. Si je sais tout de l’autre comment puis je fantasmer sur lui. L’inconnu, une part de mystère, laisse le terrain libre au fantasme qui peut ainsi s’exprimer dans le désir.

En effet, si je sais tout de l’autre je ne peux plus m’en servir comme support pour mes fantasmes.

 

Le terme de fantasme provient de l’allemand « phantasie » qui donne un champ plus large au fantasme tel que nous l’entendons en français, dans ce cas c’est un véritable monde imaginaire que l’individu va se créer.

 

Le fantasme est une histoire imaginaire dans laquelle l’individu est à la fois scénariste, metteur en scène, acteur et spectateur. C’est lui-même qui s’est inventé une histoire dans laquelle il incarne un personnage, ou plusieurs, et qui fait états de ses désirs conscients et inconscients.

 

Chaque individu a des fantasmes, seulement chez certains ils restent inconscients car il les rejette.

Le fantasme est intimement lié à notre expérience, notre vécu et à nos souvenirs de plaisir, pour certain(e)s il pourra avoir des affects liés à notre histoire :

  • Je ne veux pas avoir un plaisir par rapport au sensoriel que j’ai déjà eu

  • Je ne veux pas avoir de plaisir maintenant car cela me renvoie dans le passé où je n’ai pas eu le plaisir que j’aurais voulu

  • Je ne veux pas avoir un plaisir maintenant car cela me renvoie dans le passé à un plaisir coupable

 

Le fantasme doit permettre de faciliter le déclenchement de l’acte sexuel, mais en retour l’acte sexuel doit nourrir le fantasme pour récupérer l’énergie qui a été investie dans le fantasme.

Dans le fantasme, nous pouvons nous autoriser ce que nous nous interdisons dans la réalité, il apporte une tonalité (une coloration), une énergie différente.

Le fantasme est censé se mettre au service de la réalité pour aménager celle-ci et la faciliter dans les moments difficiles (baisse de libido).

Le fantasme devra être utilisé quand cela est nécessaire, mais il ne faudra pas non plus en abuser, il n’est censé servir qu’à « allumer la mèche ».

 

« Le fantasme est un outil permettant d’accéder au plaisir, mais il n’est pas le plaisir. »

 

 

La jalousie – la séduction

Je rajouterai ici une autre notion importante qui peut être un moteur très fort au désir, c’est la notion de jalousie.

 

Parfois sentir que l’autre peut nous échapper peut générer beaucoup de désir, par exemple lors d’une soirée vous voyez que votre partenaire plait, qu’il se fait draguer. Il faut mettre une légère notion de danger dans le couple, même si cela peut être risqué.

Si c’est utilisé avec parcimonie, cela peut être un excellent booster de désir.

 

Mais c’est aussi savoir rester séduisant, parfois avec les années qui passent nous aurions tendance à nous laisser aller, à faire moins attention à soi (et à l’autre).

Il est important de re-séduire l’autre en permanence, de ne pas se laisser aller en pensant que c’est acquis, que l’autre ne nous quittera jamais.

Il faut sans cesse lui refaire la cours, un peu comme un feu qu’il faut alimenter sans cesse pour éviter qu’il s’éteigne

           

           

Le jeu, la créativité

Il y a aussi une notion de créativité, de jeudans le désir, comme lorsque nous étions enfants.

Regardez les enfants, ce sont des êtres extrêmement désirants, toujours en demande, curieux, joueurs, plein d’entrain et de vie. Chez eux le désir est très présent. Et bien chez nous adultes, parfois pour faire revenir le désir ou simplement l’entretenir, il faut se rappeler que nous avons été enfants.

 

Ne pas hésiter à mettre de la fantaisie dans son couple, de la surprise, des jeux, des scénarios ; c’est un excellent moyen de relancer le désir.

 

Retrouver le désir c’est retrouver sa capacité créative, son imagination. Souvent l’homme n’ose pas inventer de nouvelles choses dans son couple, se disant que sa compagne ne va pas apprécier. C’est une erreur, au contraire les femmes sont souvent très friandes de la nouveauté, du changement. La routine vous le savez est le principal ennemi du désir.

 

Le jeu ou les scenarios permettent aussi parfois d’exprimer ses fantasmes.

 

 

 

LA VIE DE(S) COUPLE(S)

 

La communication dans le couple

  • Les femmes ont plus besoin de parler (et d’être écoutées) que les hommes, cela se dénote même au travers de la physiologie du cerveau.

  • Un homme qui va considérer une femme va l’écouter.

  • Une femme qui ne parle plus à quelqu’un c’est alors qu’elle lui en veut. Une femme qui parle à quelqu’un c’est qu’elle lui accorde sa confiance. Relation de communication laisse alors entendre relation de confiance.

 

Chez le couple c’est un petit peu différent car à la fin ils font l’amour.

  • Pour un couple durable, le rapport à la communication est différent, les individus le dépassent. Les couples pour lesquels ce n’est pas le cas ne sont pas réellement en couple, nous parlerons alors de liaison (chacun chez soi, pas d’engagement, chacun son compte bancaire, …)

 

 

La sexualité dans le couple

  • Dans le couple se jouent des influences, la femme a un processus d’influence sur le long terme alors que l’homme l’a plutôt sur le court terme.

  • L’homme a un rapport masculin à la sexualité, s’il se laisse trop influencer par le féminin, il aura alors des problèmes sexuels.

  • Un des ciments du couple est la sexualité, sans sexualité le couple peut être mis en péril à cause de cette relation du réel différente.

 

Sans sexualité, le seul moyen que le couple tienne sera la sublimation au travers de l’artistique ou alors dans des notions liées à la survie (temps de guerre par exemple) mais quand la guerre est finie cela cesse (voir le film : « La guerre est finie »).

           

« La sexualité dans le couple, ce n’est pas le contrôle, c’est le partage »

 

 

Le terrain du couple – Son appartenance

  • L’homme peut croire que le couple lui appartient, que c’est acquis, le couple n’est jamais acquis et il ne nous appartient jamais.

  • Le code civil napoléonien encore en vigueur aujourd’hui stipule que la femme appartient à l’homme. L’homme peut croire que le couple lui appartient, que c’est acquis, si c’est cela qu’il pense il est partie pour être malheureux dans la vie.

  • Le couple n’est jamais acquis et il ne nous appartient jamais, cela le féminin le sait mais pas le masculin.

  • Le terrain du couple n’appartient à personne, au contraire c’est le lieu de partage qu’il faut défendre ensemble (couple) au jour le jour bien que cela fasse aussi partie d’un fantasme.

 

Parfois, c’est quand on pense que c’est acquis, qu’il n’y a plus de danger que l’on va se permettre d’aller voir ailleurs ou de ne plus se consacrer à son conjoint (privilégier les enfants par exemple ou un hobby).

Or, c’est à ce moment que nous allons mettre le couple en danger.

 

 

 

LES DIFFERENTS TYPES DE COUPLES

 

Définition

Comment peut-on définir le couple ? Un couple est fondé par 2 individus qui vivent ensemble sous le même toit depuis au moins 6 mois consécutif. Si ce n’est pas le cas nous parlerons plutôt de relation suivie mais pas de relation de couple.

Un couple commence à se construire à partir du moment où une part de l’idéalisation du début de la relation (la période passionnelle) est tombée. Une fois que l’on est sorti des fantasmes (par exemple : ses flatulences ne sentent pas la rose), à partir du moment où les tracasseries du quotidien redeviennent des tracasseries.

 

Le couple est voué à l’échec, pour le faire durer il faut le faire vivre. Un couple doit se réinventer sans cesse.

 

La plupart des couples qui durent, vont durer grâce à des notions surmoïques sociétales, religieuses et culturelles. Nous voyons cela au travers des couples anciens (nos parents par exemple) pour lesquels la valeur travail était capitale. « Je rentre du travail épuisé et je me satisfais de cela, cela me procure du plaisir », c’est de la sexualité et nous sommes dans de l’hystérie.

 

Un couple qui dure le fait aussi par rapport à leurs ressentis différents, chacun amène à l’autre une ouverture.

 

 

Le couple fusionnel

Les 2 conjoints sont toujours ensemble, ils font tout ensemble, c’est comme si les 2 individualités que forment le couple n’existait plus et avaient fusionné en une seule.

  • Nous sommes dans l’illusion de la fusion car la fusion n’existe pas dans la réalité

  • Les 2 conjoints vont être dans le fantasme de la fusion (comme au stade oral)

  • Ce sera le mode de fonctionnement du couple, ils ne seront pas vraiment dans la réalité

  • C’est le couple qui va vivre d’amour et d’eau fraiche

Souvent ils n’auront pas d’enfants, toutefois si un enfant arrive dans ce couple

  • Le couple pourra être mis en danger si l’un des parents renonce à la fusion pour se tourner vers l’enfant

  • L’enfant sera plus ou moins laissé pour compte si les 2 conjoints ne renoncent pas à la fusion. Il devra soit intégrer la fusion et renoncé à son identité propre soit se rebeller et accepter d’être rejeté par ses parents.

En général ce genre de couple ne viendra pas en thérapie de couple, sauf si l’un de ses 2 membres décide de sortir de la fusion, cela sera très mal vécu par celui qui refuse d’en sortir.

 

Nous sommes avec ce genre de couple dans l’amour d’attachement, un amour très archaïque issu du stade oral (premier stade) pour lequel amour et attachement rime avec survie.

C’est un amour exclusif où l’autre nous appartient, est notre propriété, notre objet. Sans lui nous ne somme rien, nous n’existons pas.

 

 

Le couple névrosé (œdipien)

C’est le couple le plus fréquent, le plus commun, il concerne la majorité des couples qui iront consulter en sexothérapie.

  • Le complexe d’Œdipe est reproduit en utilisant l’autre pour rejouer le fantasme œdipien avec papa ou maman, voire avec les deux parfois.

  • Dans ce type de couple, souvent un seul des deux rejouera son fantasme œdipien, mais parfois les ce seront les deux qui seront dans leur fantasme propre (chacun les leurs ou les leurres en langue des oiseaux)

  • L’œdipien dira « je ne veux pas trahir » (un des 2 parents), « je veux jouer mon rôle » (comme papa ou maman)

  • L’individu va chercher un(e) conjoint(e) pour construire une famille (enfants, maison, …) pour pouvoir (re)jouer à papa et maman, mais en faisant fi de ce qu’est réellement l’autre

  • C’est aussi le couple de projet, il leur faudra toujours un projet (maison, enfants, …) autour duquel le couple va pouvoir s’étayer

  • Ils ne vont pas vraiment se voir l’un l’autre, mais cela ne durera qu’un temps

  • Les blessures du passé seront très présentes et ils chercheront à les réparer ou à les alimenter suivant les cas au travers du couple

  • On ne peut pas refaire le passé, seulement l’accepter pour pouvoir le dépasser.

  • La sexualité sera souvent en berne, surtout pour la femme qui se sentira ignorée et plus désirée. Cela arrangera bien l’homme souvent en proie à l’angoisse de castration.

 

 

Le couple caractériel

Ce couple aura construit une vraie relation de couple. Ils auront mis en commun beaucoup d’éléments qui leurs appartenaient, construction commune, considération de l’autre, entreprise commune.

  • Le problème va apparaitre au travers des tempéraments de chacun qui vont s’opposer.

  • En dehors des éléments communs qui fonctionnent bien, nous aurons des éléments d’incompatibilité.

  • Ces éléments d’incompatibilité vont devenir de plus en plus présents et pesants avec l’âge.

  • Il y aura de plus en plus de conflits entre eux au fur et à mesure que le couple avance dans le temps.

  • Pour palier à ces conflits de plus en plus présents, l’un des deux conjoints (ou les deux) pourra tomber dans une addiction, comme l’alcool par exemple.

  • Souvent la communication sera rompue depuis un certain temps entre eux.

 

 

Le rapport dominant – dominé dans le couple

Dans la plupart des couples, il y aura toujours un dominant (celui qui porte la culotte) et un dominé. Qui décide en général dans le couple, qui mène la barque, qui impose plus ou moins à l’autre ses points de vue et ses choix.

 

Ce rapport articulera la manière dont va fonctionner le couple et le rapport qu’entretiennent entre eux les 2 conjoints.

 

Tout va bien fonctionner jusqu’au jour où l’évolution d’un des 2 conjoints (souvent le dominé) va le faire sortir de ce rapport. Cela pourra alors altérer l’équilibre du couple, le dominant ne va pas accepter de perdre sa position.

Cela pourra aller jusqu’à la séparation du couple, souvent dans le conflit et la douleur

 

 

Le couple éveillé (spiritualité)

Dans ce couple, les gens s’unissent en couple pour vivre des expériences ensemble. L’amour est inconditionnel et la durée n’est pas une priorité. Dans ce nouveau couple, les gens sont complètement libres. Ils s’aident mutuellement à s’épanouir comme ils le peuvent dans le respect de leurs limites respectives, chacun s’exprime facilement et clairement.

 

Dans le couple éveillé, les conjoints savent qu’ils n’ont pas à chercher l’amour à l’extérieur d’eux, ils n’attendent pas d’être aimés pour aimer. S’ils décident d’être ensemble, c’est pour partager des goûts communs, que ce soit sur le plan récréatif, physique, social ou professionnel.

 

Il n’y a pas de disputes dans ces nouveaux couples, pour la bonne raison que pour avoir une dispute il doit y avoir deux ingrédients: une peur et un blâme. Or ils n’ont pas peur, parce qu’ils ont compris qu’ils font partie de la globalité et sont totalement aimés.

Il n’y a pas de blâme de leur part non plus, car personne n’est coupable ni responsable de ce qu’ils vivent personnellement. Ils s’entraident plutôt à comprendre et guérir leurs blessures individuelles, s’il en reste. Ils invitent l’autre à s’exprimer ouvertement et librement, sans le juger. Ils vivent dans la compassion la plus totale.

 

Ils ne vivent pas la peur de cesser d’être aimé s’ils décident de faire quelque chose pour autrui ou pour eux-mêmes. Le conjoint encourage l’autre à s’écouter dans les moindres détails pour qu’il fasse ce qui semble être juste pour lui. Jamais le conjoint ne va interférer dans les choix de son partenaire.

 

Dans cette civilisation très peu s’écoutent vraiment. Ils disent et font tout ce qu’ils peuvent pour ne jamais être blessés d’un manque d’amour. C’est donc impossible d’être libre et de permettre à l’autre d’être libre, car pour vivre une liberté totale, la personne ne doit plus attendre l’amour de l’extérieur.

 

Dans ce couple, nous sommes dans l’amour sans attachement.

Nous rejoignons ici des notions orientales et spirituelles que nous retrouverons entre autres dans le tantra et le tao pour ne citer que celles-ci.

L'amour est en chacun de nous, dans notre for intérieur.

 

 

 

NOS ATTENTES

 

Qu’attendent les hommes et les femmes aujourd’hui

 

Les attentes de la femme :

  • On l’écoute et que l’on fait attention à elle

  • Elle est autorisée à exprimer ce qu’elle ressent sans se sentir jugée

  • Elle peut compter sur celui qu’elle aime

  • Elle se sent comprise dans ce qu’elle vit

  • Elle reçoit des témoignages d’amour et d’affection

  • Elle a le sentiment d’avoir de l’importance pour ceux qu’elle aime

  • Elle se sent désirée en tant que femme

 

Les attentes de l’homme :

  • Il est accepté tel qu’il est et qu’on ne lui demande pas de changer

  • Il est encouragé dans ses aspirations

  • On ne dénigre pas ses décisions

  • On lui fait confiance en lui laissant trouver des solutions

  • On apprécie ce qu’il fait pour nous et on lui fait savoir

  • On ne fait pas trop cas de ses erreurs

  • On le valorise et on lui dit qu’il est différent