PLAN DE L'ARTICLE

 

=> Origines et Historique des Contes de Fées

=> Fables, Mythes, Légendes et Contes

=> Que Portent les Contes de Fées

=> Comprendre, c'est Interpréter

=> Décryptage Analytique des Contes de Fées

=> Quelques Contes de Fées Interprétés

=> Conclusion

ORIGINES ET HISTORIQUE DES CONTES DE FÉES

 

De tout temps et dans toutes les cultures les contes ont été présents et transmis de manière orale pendant des millénaires.

 

Platon parlait déjà des « mythoi », histoires (mythes, légendes et contes) racontées de génération en génération par les anciennes. Des traces de contes ont été retrouvés sur des papyrus égyptiens datant de 3000 ans avant JC (Borella, 2011).

Leur origine exacte reste encore aujourd’hui inconnue, probablement ont-ils fait leur apparition lorsque l’homme a eu accès à la symbolisation, via l’art et le langage articulé.

Du fait de leur tradition orale, les contes ont jusqu’à une époque récente (XVIIIe siècle) été l’apanage des campagnes et des milieux domestiques dans les villes (Borella, 2011).

 

Puis, ils ont été peu à peu transposés de l’oral à l’écrit et ont à partir du XVII° siècle subit un passage des campagnes à la ville, de l’enfant à la littérature (monde des Lettres).

Basile, Perrault, les Frères Grimm, aussi Andersen ont à l’origine écrit les contes non pas pour les enfants, mais pour les adultes (la littérature pour enfants n’est pas apparue avant le XIX° siècle).

Un certain puritanisme a alors édulcoré les contes (représenté aujourd’hui par Disney par exemple), le monde de l’enfant ne doit pas être aussi cruel que celui des adultes, mais sans tenir compte, nous le verrons plus tard, des besoins réels de l’enfant.

Avant un retour à l’enfant via l’éducation et la pédagogie (Bernadette Bricout – La clé des contes) via l’alphabétisation qui s’est alors répandue à grande échelle.

 

 

FABLES, MYTHES, LÉGENDES ET CONTES

 

  • La Fable est une métaphore tirée du réel, c’est une allégorie, mettant souvent en scène des animaux (Fables de La Fontaine)

  • Le Mythe est originel, métahistorique, relié au divin, à des êtres supérieurs à l’homme (mythe de l’Atlantide, mythes grecs). Ils nous servent à expliquer souvent comment quelque chose est né (mythe de la création du monde), ont un aspect originel.

  • La Légende est basée sur des faits, même s’ils ont pu être déformé ou exagéré, elle est historique, reliée à un peuple, à son histoire.

  • Le Conte est pure fiction, intemporel (il était une fois), antihistorique mais populaire et en cela comme les légendes, ils appartiennent à un peuple ou à une civilisation mais ne sont pas localisés (dans un pays très lointain).

Il est avant tout narré, c’est-à-dire conté, raconté, basé sur l’oral.

L’identification, si importante nous le verrons, y est plus facile pour l’enfant.

 

Selon Lewis Caroll, le conte peut être vu comme un cadeau d’amour

 

 

QUE PORTENT LES CONTES DE FÉES ?

 

Tout d’abord, les contes de fées éveillent la curiosité, donnent l’envie de découvrir, d’explorer le monde, si importantes chez l’enfant, et tout cela dans la sécurité affective.

Ils touchent intrinsèquement à l’affectif, aux émotions, ils accrochent l’imagination de l’enfant tout en la stimulant.

Et enfin, ils proposent des solutions aux problèmes rencontrés et dans la grande majorité des cas, se terminent bien (et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants).

 

Les contes élaborent des univers tout en élaborant l’univers interne de l’enfant (identification – analogie – élaboration - symbolisation), ils aident l’enfant à se développer et à se réguler (régulation émotionnelle) en interaction avec son environnement.

 

L’histoire doit être divertissante et stimulante, elle doit être cohérente (pour l’enfant), ordonnée (temporellement – lien au principe de réalité) et structurée (notre monde est structuré).

 

La plupart des contes véhiculent une notion de défi, de quête, de partir seul à l’aventure, vers l’inconnu (l’enfant qui devra un jour quitter ses parents, ne serait-ce que pour aller à l’école).

Ils amènent l’enfant à la rencontre de l’autre et de l’inconnu, c’est-à-dire dans le même temps à la rencontre de soi-même (moi, cet inconnu).

 

Les épreuves de la vie y sont symboliquement représentées et ils préparent l’enfant à les traverser du mieux possible (peurs, séparations, mort, vieillesse, rivalité, estime de soi, confiance, amour, …).

 

« Le conte est une fiction intentionnelle » (Vladimir Propp)

 

Ils sont porteurs d’une morale universelle (le bien – le mal) présente en chacun de nous, permettant ainsi une meilleure édification du Surmoi.

Ils donnent à penser tout en délivrant une leçon de vie, applicable aux enfants, mais aussi aux adultes en devenir qu’ils sont.

 

Les contes pointeraient une réalité universelle et divine (l’homme reste un enfant pour « Dieu »)

 

Le mot « Fée »

Il a pour origine latine « fata » qui était la déesse des destinées, son féminin est « fatum » qui signifie divinement énoncé.

Il est rattaché au verbe « fari » qui signifie parler.

Nous pouvons aussi le relier avec fatal, fatalité, comme quelque chose d’inéluctable.

 

Les contes de fées touchent notre psyché dans ce qu’elle a de plus profond, de plus inconscient.

Ils facilitent la résolution des conflits psychiques internes.

 

En abordant les problèmes humains universels et intemporels, ils sont une aide précieuse au développement de l’enfant.

 

Chaque conte aura des variantes selon les différents auteurs et les différentes époques et, comme les rêves, ils pourront avoir une myriade d’interprétations.

Certaines seront investies par l’enfant et d’autres seront délaissées, selon le moment de son développement et ses besoins.

 

« Ce qui compte (conte – raconte), c’est la bonne interprétation pour soi »

 

 

COMPRENDRE, C’EST INTERPRÉTER

 

  • Comprendre est possible par le fait de penser

  • La pensée est possible grâce à la formulation

  • La formulation est possible grâce aux mots

  • Les mots sont censés dire (représenter) les choses

  • Or, il existera toujours un décalage entre la chose et le mot, qui n’est qu’une représentation interprétée de la chose.

 

Le Symbole

« Lien entre un visible et un invisible » (René Roques)

« Le symbole donne la pensée à elle-même » (Jean Borella)

« Le symbolique est le champ du langage » - « L’inconscient est structuré comme un langage » (Jacques Lacan)

 

Le symbole est la représentation d’une chose par une autre chose.

 

Tout ceci est une question de niveau et de positionnement

Allégorie horizontale ou verticale :

  • Roi et princesse peuvent donner père et fille

  • Roi et princesse peuvent donner dieu et humain

  • Père peut symboliser le principe masculin

  • Mère peut symboliser le principe féminin

 

Borella (Métaphysique des contes de fées) prend une classification sur cinq niveaux :

  • Météorologique : symbolique de notre univers via les saisons. La belle au bois dormant sera l’été engourdi par l’hiver, le prince charmant le soleil printanier.

  • Ésotérique : qui conduit vers l’intérieur (eso) davantage que (ter), mouvement au-delà des apparences, sens caché à l’intérieur des choses.

  • Initiatique : l’aspiration universelle de l’homme serait la spiritualité (5ème étage de la pyramide de Maslow, l’accomplissement), chemin de libération individuelle.

  • Psychanalytique : rôles des contes comme facilitant le développement psychique de l’enfant. Via les processus d’élaboration psychique, de symbolisation, de régulation émotionnelle, en lien avec l’inconscient aussi bien personnel que collectif.

  • Métaphysique : interprétation au-delà d’elle-même, là où la pensée s’arrête, à ce niveau nous entrons dans le non manifesté, au-delà de l’être dans le sur-ontologique. Dans une forme de contemplation libre de tout sens mais pleine d’absolue (béatitude, sentiment océanique, …)

 

 

DÉCRYPTAGE ANALYTIQUE DES CONTES DE FÉES

 

Pour Bruno Bettelheim, la fonction des contes de fées est de donner un sens essentiel à sa vie, à ce que l’enfant ressent en lui, de nommer et de poser l’innommable en soi, via la capacité d’élaboration (aussi présente dans la cure analytique).

  • Symbolisation des affects

  • Régulation émotionnelle

 

Comme dans la cure analytique, les contes de fée :

  • Apprennent à mieux se connaître, à se découvrir (dans les deux sens du terme) en toute sécurité.

  • Permettent une meilleure compréhension du monde, des autres et de soi

  • Augmentent la croyance en soi, en notre capacité d’action, à changer les choses en relation avec les autres et son environnement.

 

Reconnaissance de ce que l’enfant vit et ressent, si importante pour son bon développement.

 

Universalité et intemporalité des contes de fées et de l’être humain.

 

Les contes de fées participent à l’éducation psychoaffectives des enfants :

  • En enrichissant leur expérience de vie

  • Les processus internes de l’enfant sont extériorisés et confrontés l’un à l’autre (décentration)

  • Entraînant une meilleure régulation émotionnelle via leur projection sur les personnages et situations du conte

  • Leur permettant ainsi de les comprendre, se les approprier et acquérir une meilleure maitrise via de nouvelles perspectives

  • Améliorant leur base de sécurité affective

 

« Les contes, la vie devinée de l’intérieur » (Bruno Bettelheim)

 

Les contes de fées permettent la mise en avant des appréhensions de la vie réelle :

  • Intergénérationnelle, avec la différence des générations, et la transmission entre générations essentielle au bon développement psychique de l’enfant.

(Exemple : « Les 3 plumes » avec le roi vieillissant et les 3 fils)

  • Différence des sexes avec de masculin-féminin, homme-femme, père-mère, là aussi essentielle au développement psychique de l’enfant.

  • Perte parents, famille recomposée (séparation, perte, mort)

  • Croissance (développement, évolution)

  • Construction de l’identité personnelle, estime de soi, affirmation de soi

  • Appropriation des valeurs fondamentales (bien – mal)

  • Peur de ne pas exister, de ne pas être aimé, de ne pas être considéré, rejeté.

 

Évocation de sujets tabous ou difficiles :

  • Inceste (Peau d’âne : le roi prenant pour épouse sa fille)

  • La castration (Pierre et le loup : il attrape le loup par la queue)

  • La scatologie (Les 3 petits cochons : le pet destructeur du loup)

  • La sexualité (Le petit chaperon rouge : son lent déshabillage)

 

Clarté, simplification, exagération :

  • L’histoire et facilement déchiffrable par l’enfant lui permettant de mieux la comprendre et s’en servir comme support

  • L’histoire devra être racontée de façon théâtrale (exagération)

  • Les problèmes sont posés en termes brefs et précis

  • Le bien et le mal sont bien séparés et représentés à part égale (l’ombre et la lumière présentes en chacun de nous)

  • Les caractères des personnages sont accentués et univoques (pas d’ambivalence), chacun représentant une part de ce qu’est la complexité de l’être l’humain.

  • Les oppositions sont simplistes (petit-grand, fort-faible, gentil-méchant, …)

  • Les handicaps des héros (faiblesse, petite taille, …) ne sont pas rédhibitoires, mise en avant de la force de la différence

  • L’enfant s’identifie au héros et vit de façon « réelle » (corps, émotions, mental, cœur, esprit) tout ce qu’il ressent et imagine.

 

Cette simplicité et cette polarisation domine aussi l’esprit de l’enfant et facilite son identification aux personnages et situations. Permettant une élaboration de ses peurs et interrogations.

 

Sécurité affective et exploration.

  • Notion de sécurité affective dans « et ils vécurent toujours heureux »

  • Dans le fait que ce soient les parents qui racontent l’histoire, dans la chambre de l’enfant

  • Importance que l’histoire se termine bien

  • Notion d’exploration du monde, de quête

  • Importance de la relation à l’autre, sur le chemin (aide) et au bout du chemin (accomplissement), permettant d’échapper à l’angoisse de séparation

  • Renonciation aux désirs infantiles, croissance avec l’émancipation des parents

 

La Répétition de l’histoire (à la veillée), jusqu’à son intégration par l’enfant, lui permettra de régler son conflit interne par lui-même (Lien cure analytique).

 

Il est important de laisser l’imagination de l’enfant se déployer en n’interprétant pas à sa place.

La vertu des contes provient du fait que c’est l’enfant qui découvre par lui-même la solution (là aussi comme dans une psychothérapie), renforçant ainsi sa croyance en ses capacités, même face à plus grand ou plus fort que lui.

Exemple : Jack le tueur de Géants (Géants = adultes).

 

Le fait que le parent raconte l’histoire permet de valider sa véracité (l’adulte comme référence)

=> Reconnaissance des croyances de l’enfant

 

 

QUELQUES CONTES DE FÉES INTERPRÉTÉS

Inspiré du livre de Bruno Bettelheim "Psychanalyse des contes de fées"

 

La Gardeuse d’Oies

La fille de la reine part au loin épouser un prince, la mère lui remet des bijoux, une étoffe magique avec 3 gouttes de sang

La princesse perd l’étoffe et est alors usurpée par sa servante qui la met sous sa coupe, prend sa place et lui fait promettre de ne rien dire

Arrivée chez le prince, l’usurpatrice l’épouse et la princesse devenue servante fait la gardienne d’oies

Elle tient sa promesse malgré de dures épreuves, mais le prince finit par découvrir le pot au rose et épouse la vraie princesse et punit terriblement l’usurpatrice.

 

Interprétation possible

Symbolique de l’évolution œdipienne. L’enfant croit que le parent de même sexe à pris sa place auprès de la mère, avant de comprendre que ce n’est pas le cas et renoncer sous peine de punition terrible. Autre message possible, la mère malgré sa force, n’est pas toute puissante, l’enfant doit un moment donné se débrouiller seul.

Le sang sur l’étoffe peut représenter le passage au statut de femme prête à se marier et à enfanter elle-même.

Les biens matériels ne sont d’aucunes utilités.

Le fait que la princesse accepte son sort sans rien dire signe une certaine immaturité, elle n’est pas prête à devenir épouse.

Le châtiment terrible à la fin rend justice et rétablit les choses.

 

Le Petit Chaperon Rouge

Une jeune fille avec un magnifique chaperon rouge est envoyée par sa mère porter des gâteries à sa grand-mère.

Sur le chemin elle rencontre un loup, qui ne la mange pas de suite et lui demande où elle va, elle lui indique aller chez sa grand-mère.

Le loup se rend ventre à terre à la maison de la grand-mère, la dévore et prend sa place dans le lit pendant que la jeune fille flâne en chemin.

Le petit chaperon rouge arrive et le loup lui demande de la rejoindre dans le lit, elle s’exécute croyant que c’est la grand-mère. Elle se déshabille lentement et le rejoint dans le lit.

S’ensuit une série de questions réponses, qui se termine par le loup dévorant l’enfant.

Dans une autre version un chasseur passant par-là tue le loup et sauve l’enfant et la grand-mère en les retirant du ventre du loup.

 

Interprétation possible

Ici, la symbolique de la peur d’être dévoré est centrale (pulsion orale, cannibalisme).

Le loup est représenté comme un dangereux séducteur qui séduit la jeune fille sans défense

Le petit chaperon rouge n’a pas peur du monde extérieur et elle est inconsciente des dangers

Elle se laisse porter par le principe de plaisir (friandises, beauté du chemin, cueillette) et en oublie le principe de réalité et les dangers possibles du monde extérieur.

Arrivée chez la grand-mère elle est intriguée par ce qu’elle voit (curiosité enfantine), elle est attirée par le loup. Notion de désir sexuel, de pulsion, la jeune fille est seule face à cela

Importance de la couleur rouge, la passion incontrôlable.

Le loup représente le séducteur mâle, mais aussi notre part animale, sauvage. Le chasseur l’homme protecteur

Le danger représenté dans ce conte est la sexualité naissante de la jeune fille pour laquelle elle n’est pas encore mûre affectivement, elle est immature.

Le chasseur retirant la jeune fille du ventre du loup symbolise une deuxième naissance permettant l’accès à la maturité et à une plus grande sécurité (présent également dans les mythes grecques où la renaissance permet l’accès à l’immortalité).

 

Cendrillon

Après la mort de sa femme, le père de Cendrillon se remarie avec une femme odieuse ayant deux filles tout aussi odieuses.

La belle-mère est jalouse et oblige Cendrillon dont la beauté n’a pas d’égal à s’occuper des tâches ménagères.

Cendrillon n’ose rien dire à son père de peur qu’il la gronde.

Un prince invite tous les nobles à un bal, Cendrillon en larmes voit y partir sa belle-mère et ces deux filles.

La marraine de cendrillon (une fée) apparait et lui jette un enchantement transformant ses guenilles en robe magnifique, elle l’avertit que le sortilège prendra fin à minuit.

Tout le monde n’a d’yeux que pour Cendrillon, le prince l’invite à danser.

Elle quitte le bal à 23h45, elle rentre et retrouve ses habits sales en attendant le retour de sa marâtre et ses filles.

Le lendemain elle retourne au bal mais ne voit pas le temps passer et doit partir précipitamment en perdant une chaussure.

Le prince veut à tout prix la retrouver et fait essayer le soulier à toutes les femmes du royaume.

Le soulier va comme un gant à Cendrillon, qui sort le deuxième et revêt à nouveau ses beaux habits avec l’aide la marraine.

Elle se marie avec le prince et mariera ses belles-sœurs avec de grand chevaliers.

 

Interprétation possible

Cendrillon est le conte le plus connu et le plus aimé.

Angoisse et espoirs autour de la rivalité fraternelle et œdipienne (ici avec demi-sœur).

Cendrillon écrasée et humiliée par ses demi-sœurs symbolise la force du ressenti que peut avoir l’enfant face à la rivalité fraternelle. D’autant plus que cette souffrance n’est pas reconnue par les parents, l’enfant se sent seul et isolé.

Face à la violence de ses sentiments, l’enfant a peur de subir le même sort que Cendrillon (rejet).

La méchanceté de la marâtre et des sœurs la fascine car elle lui permet de se sentir moins méchant.

La saleté également très présente, renvoie à l’apprentissage de la propreté chez l’enfant et apparait symboliquement comme une punition.

Le sentiment de jalousie est fortement sous-jacent dans ce conte.

Malgré cela, Cendrillon est sûre de sa beauté et de sa force et la volonté de Cendrillon lui permet de triompher et donne la conviction à l’enfant que lui aussi finira par triompher.

Que, malgré un immense désespoir, l’espoir est toujours permis, le malheur peut être sublimé en bonheur.

Autre message, pour se réaliser nous avons besoin d’une « bonne mère » et d’une « mauvaise mère », aussi de traverser des moments difficiles.

Symboliquement, Cendrillon renaît de ses cendres, comme le Phoenix mythique.

 

 

CONCLUSION

 

L’origine des contes de fées, leur existence, leur survie ainsi que leur renaissance contemporaine pose encore question.

 

De tradition orale pendant des millénaires, ils sont aujourd’hui répertoriés (plus de 30000) dans un fond à Helsinki (Finlande).

 

La classification Aarne-Thompson recense près de 2340 contes types groupés en quatre catégories principales :

  • Conte d’animaux

  • Contes merveilleux

  • Contes facétieux

  • Contes en chaine

 

Aujourd’hui les contes n’ont plus la place qu’ils avaient dans l’accompagnement éducatif de l’enfant, remplacés entre autres par les dessins animés, qui en reprennent certains mais de manière très édulcorée et pour lesquels manquera grandement l’interaction si importante entre les parents et l’enfant.

C’est la capacité à la symbolisation de nos enfants qui pourrait être touchée, limitant leur capacité à gérer la frustration (régulation émotionnelle) et à l’élaboration symbolique. Cela pourrait entrainer des passages à l’acte plus fréquents que dans les générations précédentes, l’homme agit ce qu’il ne peut penser (cas des états-limites notamment).

 

Conter et raconter des contes à vos enfants semble être quelque chose de précieux qu’il serait dommage, voire dommageable de laisser perdre…

 

Analyse des Contes de Fées

 
 
 
 
 
 
 
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